Périménopause

Qu'est-ce que la périménopause ? Définition et phases

La périménopause ne s'arrête pas à vos dernières règles. La définition clinique, les phases et deux seuils à vérifier sur votre propre calendrier.

Spécialiste en santé féminine

Qu'est-ce que la périménopause ? Définition et phases
The Wellness Voyage

En bref : la périménopause est la transition vers la ménopause — ces années où les ovaires ralentissent et où les taux hormonaux deviennent erratiques plutôt que durablement bas. Sur le plan clinique, elle commence lorsque la longueur des cycles devient durablement variable, et elle se termine 12 mois après les dernières règles.

C'est cette dernière précision que la plupart des pages grand public passent sous silence, et ce n'est pas un détail technique : elle change le moment où la périménopause se termine, et la durée pendant laquelle une contraception reste nécessaire. Ce qui suit s'appuie sur le système de stadification que les spécialistes utilisent réellement, avec deux seuils que vous pouvez vérifier sur votre propre calendrier.

Ce qu'est réellement la périménopause

La périménopause est la phase de transition qui précède la ménopause : la fonction ovarienne décline et les hormones qui pilotent le cycle menstruel cessent de se comporter de façon prévisible. Elle se définit par ce que font vos cycles, pas par ce que vous ressentez.

Elle ne s'arrête pas à vos dernières règles. Selon les critères du Stages of Reproductive Aging Workshop +10 — STRAW+10, le cadre de référence pour la stadification du vieillissement reproductif — la périménopause débute au stade −2 et se termine 12 mois après les dernières règles (Harlow et al., 2012). Toute la première année qui suit la ménopause fait donc encore partie de la périménopause. On lit souvent que la transition prend fin quand les saignements s'arrêtent : selon STRAW+10, ce n'est pas le cas.

Un mot sur le vocabulaire français, parce qu'il compte ici. Dans l'usage courant, « préménopause » désigne le plus souvent cette période de transition elle-même, celle que la littérature clinique appelle périménopause. Les deux mots circulent, et si votre médecin ou votre entourage parle de préménopause, c'est presque toujours de cela qu'il s'agit. Nous employons « périménopause » dans ce guide parce que c'est le terme des critères de stadification cités ici — mais la nuance entre ces mots, et la place exacte de la ménopause et de la postménopause, méritent une page à part entière.

Reste un second point à remettre au clair : le mot ménopause lui-même. La ménopause n'est pas une phase mais un instant précis — les dernières règles — et il ne s'identifie qu'après coup. Comme le formule le National Institute on Aging, vous ne saurez que vous l'avez atteinte qu'une fois écoulée une année entière sans règles ni saignements (NIA). Tout ce qui précède ce point est la périménopause ; tout ce qui suit le cap des 12 mois est la postménopause.

Et le mécanisme sous-jacent : les taux hormonaux ne descendent pas doucement au fil de ces années. Ils oscillent. STRAW+10 décrit la transition précoce comme marquée par une hormone folliculo-stimulante « élevée mais variable », et la transition tardive comme le siège de « fluctuations extrêmes des taux hormonaux » (Harlow et al., 2012). Erratique, donc, et non linéaire. Retenez-le : cela explique presque tout ce qui suit, y compris pourquoi une analyse de sang isolée ne sert pas à grand-chose ici.

Les phases, et comment savoir où vous en êtes

Deux chiffres se vérifient sans laboratoire, tous deux tirés directement de STRAW+10 : un écart persistant de 7 jours ou plus entre la longueur de cycles consécutifs marque le début de la transition ménopausique précoce, et 60 jours ou plus sans règles marquent la transition tardive (Harlow et al., 2012).

Le mot « persistant » a lui aussi sa définition : STRAW+10 exige que l'écart réapparaisse dans les dix cycles suivant le premier cycle de longueur inhabituelle. Un mois atypique isolé ne fait pas changer de stade ; le même écart qui revient dans les dix cycles suivants, si.

StadeNomCe qui arrive au cycle
−3aFin de la période reproductiveCycles encore réguliers, mais subtilement modifiés — plus courts qu'auparavant, précisément
−2Transition ménopausique précoceUn écart persistant de 7 jours ou plus entre la longueur de cycles consécutifs
−1Transition ménopausique tardive60 jours ou plus sans règles. Dure en moyenne de 1 à 3 ans
0Dernières règlesUn instant précis, identifiable seulement 12 mois plus tard
+1aPostménopause précoceLes 12 mois qui suivent les dernières règles — encore une partie de la périménopause

Critères issus de STRAW+10 (Harlow et al., 2012). La version complète, destinée à la recherche, mobilise en plus l'hormone antimüllérienne et le compte des follicules antraux — deux paramètres que vous ne pouvez pas vérifier chez vous, et dont vous n'avez pas besoin pour vous situer approximativement sur cette ligne.

Une frise chronologique horizontale simple allant de la fin de la période reproductive à la postménopause précoce, en passant par la transition ménopausique

Conséquence pratique : un calendrier en papier vaut mieux ici qu'un bilan sanguin. Ce dont vous avez besoin, ce sont les longueurs de cycle — du premier jour des règles au premier jour des règles suivantes — notées sur un an ou davantage, puisque les critères comparent des cycles consécutifs.

Un calendrier en papier posé sur une table en bois, quelques dates entourées au crayon, à côté d'une paire de lunettes de lecture

Deux questions découlent directement de cette stadification, et chacune a son propre guide : l'âge auquel commence la périménopause, et sa durée réelle.

Quand elle commence, et combien de temps elle dure

La plupart des femmes entrent dans la transition ménopausique entre 45 et 55 ans (NIA), et l'Office on Women's Health situe le début de la périménopause au milieu ou à la fin de la quarantaine, pour une durée d'environ quatre ans en moyenne, dans une fourchette de deux à huit ans (OWH). La Cleveland Clinic ouvre plus largement la fenêtre du début — dès le milieu de la trentaine, jusqu'au milieu de la cinquantaine — avec la même moyenne de quatre ans (Cleveland Clinic).

Vient ensuite l'âge moyen de la ménopause, sur lequel les sources divergent réellement. Les autorités fédérales américaines retiennent aujourd'hui 52 ans : c'est le chiffre donné à la fois par le NIA (NIA) et par l'Office on Women's Health, qui ajoute une fourchette habituelle de 45 à 58 ans (OWH). Vous verrez aussi 51 ans très largement cité, y compris dans des ouvrages cliniques de référence. Nous n'avons pas trouvé de source fédérale américaine actuelle donnant 51, c'est pourquoi nous retenons 52 tout au long de ce guide — mais les deux chiffres circulent bel et bien, et le signaler vous est plus utile que de trancher en silence.

Encore une distinction brouillée à peu près partout : la durée de la transition et la durée des symptômes sont deux questions différentes, avec deux réponses différentes. La transition dure environ quatre ans en moyenne. Les symptômes, eux, lui survivent. Dans SWAN — la Study of Women's Health Across the Nation — 1 449 femmes présentant des bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes fréquentes ont connu une durée totale médiane de 7,4 ans ; chez les 881 femmes dont les dernières règles ont pu être datées, les symptômes ont persisté encore 4,5 ans en médiane après ce cap. Chez celles dont les symptômes ont débuté alors qu'elles étaient encore en préménopause ou en périménopause précoce, la durée totale médiane dépassait 11,8 ans (Avis et al., 2015). Le moment d'apparition s'est révélé de loin le meilleur facteur prédictif.

Ce qui change vraiment

Le signe déterminant, c'est votre cycle, pas votre température. Les règles peuvent se rapprocher ou s'espacer, devenir plus abondantes ou plus légères, durer plus ou moins longtemps qu'avant — le NIA place les modifications des règles en tête de sa liste, comme ce que vous remarquerez probablement en premier (NIA).

Les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes — les symptômes vasomoteurs — sont la manifestation la plus connue, et elles sont effectivement fréquentes : elles touchent jusqu'à 80 % des femmes ménopausées, selon la prise de position de 2023 sur les traitements non hormonaux de The Menopause Society, la société savante nord-américaine (The Menopause Society, 2023). Chaque épisode dure généralement entre 30 secondes et 10 minutes, et peut survenir plusieurs fois par heure comme deux fois par semaine (NIA).

Vient ensuite tout le reste : sommeil perturbé, changements d'humeur, sécheresse vaginale et troubles urinaires, modifications de la composition corporelle. Deux points méritent d'être signalés, parce que l'explication habituelle manque de précision. Le premier est cardiovasculaire : les données de SWAN Heart montrent que si les triglycérides augmentaient avec l'âge, « seuls le cholestérol total, le LDL-C et l'apoB présentaient une augmentation substantielle spécifiquement liée à la ménopause » — un changement rattaché à la transition elle-même plutôt qu'au simple avancement en âge, tandis que le HDL-C augmentait de façon aiguë avant la ménopause puis diminuait après (Woodard et al., 2011). C'est la vraie raison pour laquelle le suivi lipidique compte à cet âge de la vie ; notre guide sur le taux de cholestérol normal par âge explique ce que signifient ces chiffres. Le second concerne le poids, où la formule habituelle — « ce sont les hormones qui font grossir » — ne correspond pas à ce que montrent réellement les mesures par DXA. Ces deux sujets sont traités en profondeur ailleurs dans ce dossier : le tableau complet des symptômes, avec une liste de vérification, et ce qui arrive vraiment au poids pendant la périménopause.

Pourquoi cela se produit

La fonction ovarienne s'éteint progressivement. Pendant la transition, selon les mots du NIA, « la production par l'organisme d'œstrogènes et de progestérone, deux hormones fabriquées par les ovaires, diminue fortement » (NIA) — et à mesure qu'elle diminue, la boucle de rétrocontrôle entre les ovaires et l'hypophyse perd son rythme. D'où une FSH « élevée mais variable » en début de transition plutôt que simplement haute, et des « fluctuations extrêmes des taux hormonaux » en transition tardive (Harlow et al., 2012). L'oscillation est le mécanisme, pas son effet secondaire.

Voici maintenant la part honnête du sujet, et elle est plus intéressante que la version assurée. Le NIA écrit sans détour qu'« on ne sait pas précisément pourquoi les bouffées de chaleur sont si fréquentes pendant la transition ménopausique », tout en notant qu'elles sont probablement liées aux variations hormonales (NIA). Le modèle dominant s'articule autour de la régulation de la température corporelle par le cerveau et d'une population précise de neurones qui y participe.

Ce modèle se lit dans ce que les médicaments les plus récents ont été conçus pour faire. La FDA décrit le fézolinétant comme un antagoniste des récepteurs de la neurokinine 3 qui « rétablit l'équilibre entre les œstrogènes et une substance chimique cérébrale appelée neurokinine B (NKB) en bloquant l'activité du récepteur NK3, lequel intervient dans la régulation de la température corporelle par le cerveau » (FDA). L'élinzanétant, autorisé aux États-Unis en octobre 2025, est un antagoniste double des récepteurs NK1 et NK3 ; sa notice FDA indique que le blocage de la signalisation NK1 et NK3 « sur les neurones kisspeptine/neurokinine B/dynorphine (neurones KNDy) peut moduler l'activité neuronale de la thermorégulation associée aux bouffées de chaleur » (Notice FDA, 2025). Notez le mot peut : les notices décrivent un mécanisme sur lequel un médicament peut agir, pas un dossier clos.

Comment se pose le diagnostic, et pourquoi l'analyse de sang n'est généralement pas la réponse

Pour la plupart des femmes de plus de 45 ans, il s'agit d'un diagnostic clinique posé à partir de l'âge, des symptômes et de l'historique des cycles — pas d'un examen de laboratoire. La Cleveland Clinic le dit directement : « un dosage hormonal n'est pas nécessaire pour diagnostiquer la périménopause », le médecin pouvant conclure « à partir d'un examen clinique et de vos symptômes, de votre âge et de vos antécédents médicaux » (Cleveland Clinic).

La raison est celle déjà posée plus haut, et non un vague haussement d'épaules à propos des hormones. STRAW+10 qualifie la FSH de début de transition d'« élevée mais variable », et note qu'en transition tardive les taux sont « tantôt élevés jusque dans les valeurs ménopausiques, tantôt dans les valeurs caractéristiques des années reproductives antérieures » (Harlow et al., 2012). Un prélèvement isolé, effectué à un moment quelconque, saisit un instant d'un processus dont le trait déterminant est justement de ne pas tenir en place. C'est aussi la limite de tout test construit sur une seule mesure de FSH.

Le dosage garde un rôle aux marges : le NIA signale qu'un médecin peut proposer une analyse de sang pour vérifier les taux hormonaux si, par exemple, les règles se sont arrêtées à un âge précoce (NIA). Le test est ici l'exception, liée à un début inhabituellement précoce — et non la voie normale vers une réponse.

Un détail déroute souvent à la lecture de son propre compte rendu, et il relève de la codification américaine : dans l'ICD-10-CM en vigueur aux États-Unis, aucun code ne porte l'intitulé « périménopause ». Celui qui est utilisé est le N95.1, « Menopausal and female climacteric states », et il figure sous un en-tête de bloc qui, lui, mentionne bien « Menopausal and other perimenopausal disorders » — d'où les réponses contradictoires quand on cherche ce code (AAPC, N95.1). En France, le codage s'appuie sur la CIM-10 de l'OMS et non sur cette version américaine : l'intitulé cité ici ne s'y transpose donc pas tel quel. Ces deux fils vont plus loin qu'une page de définition ne peut raisonnablement les mener : l'intérêt réel d'un test de périménopause, et ce que recouvre exactement le code CIM-10 de la périménopause.

Ce que l'on peut faire

Le traitement hormonal reste le plus efficace contre les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes. La prise de position 2023 de The Menopause Society le dit dans sa propre conclusion : le traitement hormonal « demeure le traitement le plus efficace » et devrait être envisagé chez les femmes ménopausées de moins de 60 ans, dans les dix ans suivant leurs dernières règles, en l'absence de contre-indication (The Menopause Society, 2023).

Des options non hormonales sur ordonnance existent également, et c'est là que les recommandations ont réellement bougé. La prise de position de 2023 accorde au fézolinétant une recommandation de niveau I pour les symptômes vasomoteurs — mais lire cette recommandation aujourd'hui suppose de connaître la mise à jour qui a suivi. Le 16 décembre 2024, la FDA a ajouté à Veozah (fézolinétant) une Boxed Warning, son avertissement le plus visible, pour des atteintes hépatiques rares mais graves, à la suite d'un signalement post-commercialisation concernant une patiente présentant des signes d'atteinte du foie après une quarantaine de jours de traitement ; la FDA recommande désormais un contrôle hépatique avant l'instauration puis à intervalles réguliers pendant le traitement (FDA). L'élinzanétant, autorisé aux États-Unis en octobre 2025 pour les symptômes vasomoteurs modérés à sévères liés à la ménopause (Notice FDA, 2025), est plus récent encore : il est postérieur à la prise de position de 2023, et nous n'avons trouvé aucune recommandation ni prise de position actuelle qui le couvre.

Précision importante hors des États-Unis : Veozah est un nom commercial américain, et les deux autorisations citées ici sont des décisions de la FDA américaine. La disponibilité de ces molécules en France ou dans les autres pays francophones — et le nom sous lequel elles y seraient éventuellement commercialisées — est une question distincte, sur laquelle cette page ne se prononce pas.

Deux femmes d'une quarantaine et d'une cinquantaine d'années marchant ensemble sur un chemin bordé d'arbres en fin d'après-midi

Reste le volet mode de vie, qui demande une lecture précise. Cette même prise de position de 2023 classe comme non recommandés les compléments alimentaires et les préparations à base de plantes (niveaux I-II) et — au niveau II — les aliments et extraits de soja, l'équol (métabolite du soja), l'exercice physique, le yoga, les interventions fondées sur la pleine conscience, la relaxation, l'acupuncture, les techniques de refroidissement et l'évitement des facteurs déclenchants, la modification du régime alimentaire figurant au niveau III (The Menopause Society, 2023). Lisez cette liste avec attention, car elle porte sur une seule chose : le traitement des symptômes vasomoteurs. Elle ne signifie pas que l'exercice, le yoga, la pleine conscience ou une bonne alimentation seraient inutiles pendant la périménopause. Un seul critère de jugement a été évalué — les symptômes vasomoteurs — et ces interventions n'ont pas été évaluées là pour la densité osseuse, le risque cardiovasculaire, l'humeur, le sommeil ou la masse musculaire, qui sont pourtant les vraies raisons de les maintenir. Dans ce même document, la perte de poids est explicitement recommandée (niveaux II-III). Les deux moitiés sont vraies en même temps, et en supprimer une produit un mauvais conseil.

Trois de ces sujets ont leur propre page : l'ensemble des traitements possibles de la périménopause, quoi manger pendant la périménopause, et quelles vitamines et compléments pour la périménopause sont réellement soutenus par les données. Du côté des plantes, nous avons déjà passé en revue les meilleures données d'essais disponibles pour l'une des options les plus demandées, dans notre guide sur l'ashwagandha et la ménopause, y compris là où ces données s'arrêtent.

On peut encore tomber enceinte pendant la périménopause

Des règles absentes ne sont pas une contraception. L'Office on Women's Health le formule sans réserve : « Vous pouvez encore tomber enceinte pendant la périménopause, la transition vers la ménopause, même si vos règles sont absentes pendant un mois ou quelques mois » (OWH).

La règle pratique découle de la définition donnée en haut de cette page : puisque la ménopause ne peut être confirmée qu'après une année entière sans règles, le NIA recommande à une femme qui ne souhaite pas de grossesse de poursuivre sa contraception pendant au moins douze mois complets après ses dernières règles (NIA). Ce sont exactement les douze mois qui vous maintiennent encore dans la périménopause selon STRAW+10.

Quand consulter

Des règles irrégulières sont attendues pendant la périménopause. Ces situations précises ne le sont pas, et le NIA les cite comme motifs de consultation (NIA) :

  • Vos règles surviennent à des intervalles très rapprochés
  • Vos saignements sont abondants
  • Vous avez des saignements ou des pertes de sang après les rapports sexuels ou entre les règles
  • Vos règles durent plus d'une semaine
  • Vous saignez de nouveau après plus d'un an sans règles

Un cas que cette liste ne couvre pas : des symptômes qui débutent avant 40 ans. C'est bien en dehors de la fenêtre de 45 à 55 ans que le NIA décrit pour la transition, et cela mérite un bilan en bonne et due forme plutôt qu'une attente.

Questions fréquentes sur la périménopause (FAQ)

Quel est le premier signe de la périménopause ? Un changement dans la longueur des cycles, et non les bouffées de chaleur. Le seuil clinique de la transition ménopausique précoce est un écart persistant de 7 jours ou plus entre la longueur de cycles consécutifs — par exemple un cycle de 27 jours suivi d'un cycle de 35 jours, cet écart se répétant plutôt que restant isolé (Harlow et al., 2012).

Quelle est la définition médicale de la périménopause ? Selon les critères de stadification STRAW+10, la périménopause commence à la transition ménopausique précoce — lorsque la longueur des cycles devient durablement variable — et se termine 12 mois après les dernières règles (Harlow et al., 2012). Elle englobe donc toute la première année qui suit la ménopause, et pas seulement les années de règles irrégulières.

Peut-on tomber enceinte pendant la périménopause ? Oui. L'Office on Women's Health indique qu'une grossesse reste possible pendant la périménopause, même après un mois ou quelques mois sans règles (OWH), et le National Institute on Aging recommande de poursuivre la contraception pendant douze mois complets après les dernières règles en l'absence de désir d'enfant (NIA).

Existe-t-il une analyse de sang pour la périménopause ? Pour la plupart des femmes de plus de 45 ans, non. La Cleveland Clinic indique qu'un dosage hormonal n'est pas nécessaire pour diagnostiquer la périménopause (Cleveland Clinic), car le trait caractéristique de cette période est la variabilité hormonale — STRAW+10 décrit la FSH de début de transition comme « élevée mais variable », si bien qu'un prélèvement isolé peut tomber n'importe où (Harlow et al., 2012).

À quel âge commence habituellement la périménopause ? La plupart des femmes entrent dans la transition ménopausique entre 45 et 55 ans (NIA), et l'Office on Women's Health situe le début de la périménopause au milieu ou à la fin de la quarantaine (OWH). La Cleveland Clinic précise qu'il peut survenir dès le milieu de la trentaine ou seulement au milieu de la cinquantaine (Cleveland Clinic).

Avertissement médical : Cet article est fourni à titre informatif uniquement. Consultez toujours un professionnel de santé qualifié avant de modifier votre routine de santé.

Sources

  1. Harlow SD, Gass M, Hall JE, et al. Executive summary of the Stages of Reproductive Aging Workshop +10: addressing the unfinished agenda of staging reproductive aging. Menopause, 2012;19(4) — Article de revue à comité de lecture via PMC. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC3340903/
  2. National Institute on Aging (NIH). What Is Menopause? — Information de santé publique gouvernementale. https://www.nia.nih.gov/health/menopause/what-menopause
  3. Office on Women's Health, US Department of Health and Human Services. Menopause basics — Information de santé publique gouvernementale. https://womenshealth.gov/menopause/menopause-basics
  4. Cleveland Clinic. Perimenopause — Fiche pathologie d'un établissement hospitalier. https://my.clevelandclinic.org/health/diseases/21608-perimenopause
  5. The North American Menopause Society (The Menopause Society). The 2023 nonhormone therapy position statement of The North American Menopause Society. Menopause, 2023;30(6):573–590 — Prise de position (PDF). https://menopause.org/wp-content/uploads/professional/2023-nonhormone-therapy-position-statement.pdf
  6. Avis NE, Crawford SL, Greendale G, et al. Duration of Menopausal Vasomotor Symptoms Over the Menopause Transition. JAMA Internal Medicine, 2015 (SWAN) — Article de revue à comité de lecture via PMC. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC4433164/
  7. Woodard GA, Brooks MM, Barinas-Mitchell E, Mackey RH, Matthews KA, Sutton-Tyrrell K. Lipids, Menopause and Early Atherosclerosis in SWAN Heart Women. Menopause, 2011;18(4):376 — Article de revue à comité de lecture via PMC. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC3123389/
  8. US Food and Drug Administration. FDA adds warning about rare occurrence of serious liver injury with use of Veozah (fezolinetant) for hot flashes due to menopause. Boxed Warning publiée le 16 décembre 2024 — Drug Safety Communication. https://www.fda.gov/drugs/drug-safety-communications/fda-adds-warning-about-rare-occurrence-serious-liver-injury-use-veozah-fezolinetant-hot-flashes-due
  9. US Food and Drug Administration. LYNKUET (elinzanetant) capsules, for oral use — Notice destinée aux prescripteurs, révisée en octobre 2025. https://www.accessdata.fda.gov/drugsatfda_docs/label/2025/219469s000lbl.pdf
  10. AAPC. ICD-10-CM code N95.1 — Menopausal and female climacteric states — Référentiel de codage médical (codes américains de l'exercice budgétaire 2026). https://www.aapc.com/codes/icd-10-codes/N95.1

Toutes les sources ont été consultées le 1er août 2026.

Claire Whitfield

Claire Whitfield

Spécialiste en santé féminine

Spécialiste en santé féminine qui préfère lire les vrais critères de stadification plutôt que le résumé d'un résumé.