Oui, c'est possible. La fertilité des années 40 est basse, imprévisible, et elle n'est pas nulle — et c'est dans l'écart entre ces deux dernières idées que se logent les grossesses non prévues de la quarantaine.
La réponse courte : en France, la règle ne tient pas à un âge mais à une certitude. La Haute Autorité de santé demande de réévaluer la contraception à chaque consultation et de « la poursuivre jusqu'à la certitude du diagnostic de ménopause », diagnostic qui repose sur « l'arrêt des règles depuis plus de 1 an » (HAS, fiche mémo, janvier 2015, mise à jour juillet 2019). L'Assurance Maladie dit la même chose en une phrase : « Une contraception est nécessaire jusqu'à la certitude de la ménopause » (ameli.fr). Et le traitement hormonal de la ménopause n'en tient pas lieu.
La règle française : une certitude, pas un âge
Trois textes français convergent, et ils ne raisonnent pas comme les recommandations anglo-saxonnes.
La HAS pose le principe sous un intitulé qui est, à lui seul, la réponse à la question de cette page : « L'éventualité d'une grossesse diminue avec l'âge mais une grossesse reste possible jusqu'à l'arrêt complet du fonctionnement ovarien (ménopause) ». Elle en tire la conséquence logique : « L'âge de la ménopause ne pouvant pas être déterminé de manière précise individuellement, il n'est pas possible de déterminer le moment correspondant à l'arrêt complet de l'ovulation et donc de la fertilité. Il faut donc réévaluer lors de chaque consultation l'intérêt de la contraception et la poursuivre jusqu'à la certitude du diagnostic de ménopause » (HAS).
L'Assurance Maladie reprend le raisonnement pour le grand public et ajoute la raison d'être de cette prudence : « Comme l'âge de la ménopause varie d'une femme à l'autre et ne peut pas être déterminé individuellement, la contraception doit être poursuivie jusqu'à la certitude de la ménopause » (ameli.fr). Les Manuels MSD, enfin, donnent la durée en clair : « Les femmes qui n'ont aucun désir de grossesse doivent continuer leur contraception durant 1 an après les dernières règles » (Manuels MSD, grand public).
Un point mérite d'être relevé, parce qu'il circule beaucoup en français sous une forme déformée : aucun des textes français lus pour cette page ne fixe d'âge auquel on pourrait cesser toute contraception sans avoir compté ces douze mois. Le Royaume-Uni, lui, en fixe un. Les deux approches sont défendables ; ce sont deux arbitrages différents, et il vaut mieux savoir lequel on suit.
| Votre situation | France | Royaume-Uni (FSRH) |
|---|---|---|
| Sans contraception hormonale, 40 à 50 ans | Arrêt après 1 an sans règles (HAS ; Manuels MSD) | « Arrêter la contraception après 2 ans d'aménorrhée » (FSRH, tableau 8) |
| Sans contraception hormonale, plus de 50 ans | Arrêt après 1 an sans règles (HAS ; Manuels MSD) | « Arrêter la contraception après 1 an d'aménorrhée » (FSRH, tableau 8) |
| Âge plafond | Aucun dans les textes français lus ici | « En règle générale, toutes les femmes peuvent cesser la contraception à 55 ans » (FSRH) |
| Sous contraception hormonale | Interrompre, passer à une méthode barrière, suivre les règles, arrêter après 1 an d'aménorrhée (CNGOF/GEMVi ; HAS) | Règles propres à chaque méthode, tableau 8 (FSRH) |
| Pilule œstroprogestative | Contre-indiquée après 35 ans en cas de tabagisme ou de migraines ; substitution recommandée (HAS) | Peut être poursuivie dans la quarantaine, arrêt à 50 ans (FSRH) |
| Stérilet hormonal 52 mg | 8 ans maximum, puis retrait ou renouvellement (RCP MIRENA) | Posé à 45 ans ou après, il peut rester jusqu'à 55 ans, sauf s'il sert de progestatif du THM (FSRH) |
Quel est le risque réel ?
Il faut ici distinguer deux chiffres qui ne mesurent pas la même chose, et ne jamais les additionner.
Le chiffre français porte sur l'après-50 ans. Le CNGOF et le GEMVi écrivent : « Bien que la fécondabilité diminue avec l'âge, d'autant plus que l'on s'approche de la ménopause, le risque de survenue d'une grossesse n'est pas nul (de l'ordre de 1 à 5/1 000 année-femme) chez la femme de plus de 50 ans » (CNGOF/GEMVi, 2021). C'est un plancher, pas le risque de la quarantaine : il décrit la tranche d'âge où la fertilité est la plus basse.
Le chiffre britannique porte sur la quarantaine, et il est d'un tout autre ordre de grandeur. La FSRH estime que la probabilité de grossesse sur une année de rapports non protégés est « d'environ 10 à 20 % chez les femmes de 40 à 44 ans et plus proche de 12 % chez les femmes de 45 à 49 ans », en ajoutant qu'« une grossesse spontanée est rare chez les femmes de plus de 50 ans » (FSRH, août 2017, amendé en mai 2025).
Deux précisions d'honnêteté. D'abord, la valeur de 12 % pour les 45-49 ans tombe à l'intérieur de la fourchette de 10 à 20 % donnée pour les 40-44 ans ; le texte ne l'explique pas, et je ne peux pas le confirmer autrement qu'en le signalant. Ensuite, aucune source française lue ici ne chiffre le risque annuel de grossesse entre 40 et 50 ans. Le chiffre de 10 à 20 % est britannique ; il est cité comme tel, et non comme une donnée française.
Des règles qui sautent ne sont pas une contraception
Le mécanisme explique tout le reste : l'ovulation vient d'abord, les règles suivent une quinzaine de jours plus tard. Un cycle qui saute dit donc ce que les ovaires ont fait le mois dernier, pas ce qu'ils feront le mois prochain.
Les Manuels MSD décrivent la transition comme une diminution du nombre d'ovulations, pas comme leur arrêt : raccourcissement de la phase folliculaire, « un moins grand nombre d'ovulations », baisse de la progestérone (Manuels MSD, édition professionnelle). Le même texte signale même que l'œstradiol peut dépasser les valeurs normales en cas de « double ovulation » et d'événements lutéaux déphasés. Autrement dit, un cycle irrégulier n'est pas un cycle éteint.
C'est aussi pourquoi l'Assurance Maladie écarte explicitement une famille de méthodes à cette période : « Les méthodes naturelles de contraception sont déconseillées en période de périménopause, car elles manquent de fiabilité » (ameli.fr). Ces méthodes reposent sur la régularité du cycle, qui est exactement ce que la préménopause défait. Le détail de ce que deviennent les cycles, et des saignements qui imposent un avis médical, est dans notre page sur les règles en périménopause.
Sous pilule ou avec un stérilet : vos règles ne vous renseignent plus
C'est la situation la plus inconfortable, parce que le repère habituel — les règles — ne dit plus rien de fiable. Elle a une réponse française précise.

La HAS prévient que les signes de ménopause peuvent être rendus invisibles par la contraception elle-même : la femme doit être informée de « la nécessité d'être attentive à la survenue de signes évocateurs de ménopause dont certains peuvent être masqués en fonction de la méthode choisie (contraception hormonale ou DIU au LNG) » (HAS). Un saignement sous pilule n'est pas une ovulation ; une absence de règles sous stérilet hormonal n'est pas une ménopause.
La stratégie proposée est la même chez la HAS et au CNGOF, et elle consiste à retirer temporairement le brouillard plutôt qu'à doser des hormones. La HAS : « En période de péri-ménopause, il peut être proposé à la femme d'interrompre la contraception hormonale pendant quelques mois, tout en conseillant l'usage d'une méthode barrière, et de suivre l'évolution des règles pour déterminer si une ménopause est installée. » Le CNGOF et le GEMVi retiennent la même séquence et en fixent le terme : une contraception non hormonale, « le plus souvent par méthode barrière », est mise en place « avant de décider de l'arrêter après 1 an d'aménorrhée » (CNGOF/GEMVi, 2021). L'Assurance Maladie décrit le même basculement côté patiente : remplacer la contraception œstroprogestative « par un contraceptif barrière afin de suivre l'évolution des règles et de pouvoir confirmer la ménopause lorsque l'arrêt des règles dure depuis une année » (ameli.fr).
Ce que cette stratégie suppose : que l'on note les dates. Un calendrier papier ou une application suffit — c'est le relevé, pas l'outil, qui compte. Notre page sur les examens et ce qu'ils peuvent dire détaille pourquoi un dosage ne remplace pas ce relevé, et notre page sur les stades de la périménopause reprend intégralement la recommandation du CNGOF sur ce point.
Le stérilet hormonal en France : ce que dit exactement l'autorisation
Si un stérilet est déjà en place quand la préménopause commence, la question du « jusqu'à quand » se pose autrement — et la réponse française n'est pas celle qu'on lit sur les pages anglophones.
Deux stérilets au lévonorgestrel 52 mg sont autorisés en France, MIRENA et DONASERT. Leur résumé des caractéristiques du produit raisonne en durée maximale :
- MIRENA « reste efficace pendant 8 ans dans l'indication contraception intra-utérine et 5 ans dans l'indication ménorragies fonctionnelles » ; le retrait ou le renouvellement « se fera après 8 ans d'utilisation au maximum » (RCP MIRENA).
- DONASERT « est efficace pendant huit ans dans l'indication contraception et a une efficacité démontrée pendant trois ans pour l'indication saignements menstruels abondants » (RCP DONASERT).
Une différence franco-britannique mérite d'être connue. Les deux autorisations françaises ne comportent que deux indications : contraception intra-utérine et ménorragies fonctionnelles. Ni « ménopause » ni « substitution » n'apparaissent dans la rubrique des indications de l'un ou l'autre RCP. Autrement dit, en France, ces dispositifs ne sont pas autorisés comme volet progestatif d'un traitement hormonal de la ménopause, alors que c'est un usage admis au Royaume-Uni — où la FSRH soutient leur emploi « jusqu'à 5 ans pour la protection endométriale » et précise, en sens inverse, qu'un dispositif posé à 45 ans ou après peut rester en place jusqu'à 55 ans « à condition qu'il ne soit pas utilisé comme composante progestative d'un traitement hormonal substitutif pour la protection de l'endomètre » (FSRH). Si vous lisez une page britannique sur le sujet, c'est de ce cadre-là qu'elle parle, pas du cadre français.
Deux précisions pratiques tirées du même RCP, et rarement reprises ailleurs. Le stérilet hormonal n'empêche pas forcément l'ovulation : « L'ovulation peut être inhibée chez certaines femmes » — chez certaines, donc, et pas chez toutes. Et le moment du retrait compte : si le dispositif est retiré en dehors des sept premiers jours du cycle, ou chez une femme dont les règles ne sont pas régulières — la situation ordinaire en préménopause —, et qu'un rapport a eu lieu dans la semaine précédente, « l'efficacité contraceptive n'est pas assurée », une contraception barrière devant alors prendre le relais (RCP MIRENA).
La pilule après 45 ans
La question n'est pas tant « jusqu'à quand » que « laquelle ». La HAS rappelle que le risque cardiovasculaire et les contre-indications évoluent avec l'âge, et pose une règle datée de l'âge, pas de la ménopause : « après 35 ans : les estroprogestatifs sont contre-indiqués chez la femme fumeuse ou avec des migraines, avec ou sans aura. La substitution par une méthode progestative seule ou par une autre contraception est recommandée » (HAS).
L'Assurance Maladie décrit le même arbitrage en consultation : avec l'âge et les facteurs de risque — risque cardiovasculaire, tabagisme, surpoids, migraine —, le médecin peut proposer de remplacer une contraception œstroprogestative par une contraception progestative ou par un contraceptif barrière (ameli.fr). Ce n'est donc pas une question d'anniversaire mais de profil, réévaluée à chaque renouvellement d'ordonnance.
À noter pour les lectrices qui s'en saisissent : l'Assurance Maladie signale que le bilan de prévention proposé entre 45 et 50 ans « permet à chaque femme d'aborder ses difficultés et symptômes liés à la périménopause », et qu'il peut être réalisé par un médecin, une sage-femme, un infirmier ou un pharmacien. C'est une occasion toute trouvée de poser la question de la contraception.
« Préménopause ou enceinte ? »
Les deux tableaux se ressemblent assez pour qu'on s'y trompe : règles en retard, seins tendus, fatigue, nausées, humeur instable, envies fréquentes d'uriner.
La réponse clinique est sobre. Les Manuels MSD placent la grossesse parmi les diagnostics à envisager devant une préménopause probable, au même titre qu'une aménorrhée d'autre origine ou qu'un saignement utérin anormal (Manuels MSD, édition professionnelle). Le même texte glisse la condition dans sa définition même de la ménopause : elle est considérée comme confirmée chez une femme d'un âge approprié « et qui n'est pas enceinte » après douze mois sans règles. La grossesse n'est pas une hypothèse exotique à cet âge : c'est celle qu'on écarte en premier, et un test y répond en quelques minutes. Les autres pistes qui imitent la préménopause — thyroïde, anémie, et quelques autres — sont passées en revue dans notre page préménopause ou autre chose.
Le THM n'est pas une contraception

Le traitement hormonal de la ménopause soulage des symptômes ; il n'empêche pas une grossesse. La formulation la plus nette vient de la recommandation britannique de la FSRH : « Le THS n'est pas une méthode contraceptive », et une contraception efficace doit donc être maintenue avec un THM séquentiel tant que la femme est en préménopause ou que son statut est incertain (FSRH).
Le même texte cite l'étude qui explique pourquoi : chez des utilisatrices de THM séquentiel âgées de 42 à 52 ans, le traitement « n'a inhibé l'ovulation que chez 40 % des femmes ayant des cycles réguliers », et certaines femmes qui n'ovulaient pas ou avaient des cycles irréguliers avant le traitement se sont mises à ovuler sous THM. C'est une étude de petite taille, et elle est présentée comme telle dans la recommandation.
Côté français, il faut signaler une lacune plutôt que de combler le vide : la fiche d'information aux patientes du GEMVi sur la ménopause et le THM ne mentionne ni contraception, ni grossesse, ni ovulation — zéro occurrence de ces trois mots, alors que le mot « périménopause » y figure bien. Ce n'est pas un reproche adressé à un document qui traite d'autre chose ; c'est une raison de poser la question explicitement en consultation plutôt que d'attendre qu'une brochure y réponde. Le détail des options de traitement en préménopause est dans notre page sur les traitements de la périménopause, et la définition de la période elle-même dans notre page qu'est-ce que la périménopause.
Médicaments : ce qu'il faut savoir si une grossesse est possible
Un médicament récent change la donne sur ce point précis. L'élinzanétant (Lynkuet), non hormonal, indiqué dans les symptômes vasomoteurs modérés à sévères, a obtenu une autorisation de mise sur le marché valable dans toute l'Union européenne le 17 novembre 2025 (Agence européenne des médicaments).
Son résumé des caractéristiques du produit, en français, est explicite sur trois points : la grossesse « connue ou suspectée » est une contre-indication ; « si une grossesse survient pendant le traitement par Lynkuet, le traitement doit être interrompu » ; et surtout, « les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement. Il est recommandé à cette population d'utiliser des contraceptifs non-hormonaux » (RCP Lynkuet, EMA). Cette dernière phrase est importante pour une lectrice en préménopause : le traitement ne dispense pas d'une contraception, et l'étiquetage européen oriente vers une méthode non hormonale.
Une réserve sur la disponibilité : au 6 octobre 2026, LYNKUET ne figure pas dans la Base de données publique des médicaments, qui recense pourtant les spécialités autorisées par procédure centralisée. Le médicament est donc autorisé au niveau européen sans être répertorié parmi les spécialités disponibles en France à cette date. Je ne peux pas confirmer la date à laquelle il le sera.
Et si, au contraire, vous souhaitez une grossesse ?
Certaines lectrices arrivent ici en cherchant l'inverse : concevoir, et non l'éviter. Cette page ne répond pas à cette question, et il serait malhonnête de faire semblant du contraire : une baisse de fertilité à cet âge relève d'un bilan et d'un accompagnement spécialisés, pas d'un article. Les deux seules choses utiles à dire ici sont que la fécondabilité diminue avec l'âge, « d'autant plus que l'on s'approche de la ménopause » (CNGOF/GEMVi), et que la FSRH recommande d'informer les femmes qu'une grossesse et un accouchement après 40 ans comportent des risques maternels et fœtaux plus élevés (FSRH). Le reste se discute avec un gynécologue ou un centre spécialisé.
Préparer la question pour la consultation
- Les dates de vos trois à six derniers cycles, même approximatives, et la date des dernières règles.
- La méthode de contraception utilisée, depuis quand, et la date de pose s'il s'agit d'un stérilet ou d'un implant.
- Vos facteurs de risque vasculaire : tabac, migraines (avec ou sans aura), hypertension, antécédents familiaux.
- La question à poser en clair si elle vous concerne : « Est-ce que je peux arrêter, et à partir de quand ? »
Questions fréquentes sur la grossesse et la contraception en préménopause (FAQ)
Peut-on tomber enceinte sans avoir ses règles ?
Oui. L'ovulation précède les règles d'environ deux semaines : un cycle qui saute renseigne sur le mois écoulé, pas sur le mois à venir. La HAS écrit que la grossesse non prévue reste « toujours possible jusqu'à l'arrêt complet de l'ovulation », et les Manuels MSD décrivent une préménopause faite d'un « moins grand nombre d'ovulations » — moins nombreuses, donc, mais pas absentes. C'est précisément parce que le moment de la dernière ovulation ne peut pas être connu à l'avance que les recommandations françaises raisonnent en mois d'aménorrhée et non en ressenti.
Quand peut-on arrêter la contraception ?
En France, la règle n'est pas un âge mais une certitude. La HAS demande de « poursuivre [la contraception] jusqu'à la certitude du diagnostic de ménopause », et ce diagnostic repose sur « l'arrêt des règles depuis plus de 1 an ». L'Assurance Maladie reprend la même formulation. Aucun des textes français lus ici ne fixe d'âge au-delà duquel on pourrait s'arrêter sans compter ces douze mois — à la différence du Royaume-Uni, qui retient 55 ans.
Peut-on garder son stérilet jusqu'à la ménopause ?
En France, l'autorisation de mise sur le marché raisonne en durée, pas en âge. MIRENA « reste efficace pendant 8 ans dans l'indication contraception intra-utérine » et DONASERT « est efficace pendant huit ans dans l'indication contraception » : au-delà, le dispositif doit être retiré ou renouvelé. Attention au moment du retrait : si les règles sont irrégulières — ce qui est courant en préménopause — et qu'un rapport a eu lieu dans la semaine précédente, le RCP de MIRENA précise que « l'efficacité contraceptive n'est pas assurée » et qu'une contraception barrière doit prendre le relais.
Une prise de sang peut-elle dire que je ne suis plus fertile ?
Non. Le CNGOF et le GEMVi écrivent qu'en situation physiologique « aucun examen complémentaire n'est recommandé pour réaliser un diagnostic de ménopause (grade A) », et que sous contraception hormonale les dosages « ne peu[ven]t pas être recommandé[s] en pratique courante pour décider de l'arrêt de la contraception hormonale (grade C) ». La FSRH va dans le même sens et ajoute qu'un taux de FSH supérieur à 30 UI/L « indique un certain degré d'insuffisance ovarienne, mais pas nécessairement une stérilité ».
Peut-on tomber enceinte après la ménopause ?
Pas naturellement : les Manuels MSD décrivent la ménopause comme le moment où « l'ovulation cesse définitivement et la grossesse n'est plus possible naturellement ». La difficulté est de savoir qu'on y est, puisque le diagnostic ne se pose qu'après coup, après douze mois sans aucun saignement. Le CNGOF rappelle d'ailleurs que le risque n'est pas nul même après 50 ans, « de l'ordre de 1 à 5/1 000 année-femme ». Et tout saignement survenant plus d'un an après les dernières règles doit être exploré, quel que soit l'âge.
Sources
- Haute Autorité de santé. Contraception chez la femme adulte et l'adolescente en âge de procréer (hors post-partum et post-IVG) — Fiche mémo, janvier 2015, mise à jour juillet 2019, validée le 10 juillet 2019 — Agence publique française. Le site renvoie une erreur 403 aux requêtes automatisées ; la page a été vérifiée sur capture d'archive et le document lui-même lu dans une copie miroir. https://www.has-sante.fr/jcms/c_1752542/fr/contraception-chez-la-femme-adulte-et-de-l-adolescente-en-age-de-procreer-hors-post-partum-et-post-ivg
- Assurance Maladie (ameli.fr). Périménopause (préménopause) : symptômes et contraception — Organisme public français d'assurance maladie, page datée du 9 avril 2026. Le site renvoie une erreur 403 aux requêtes automatisées ; contenu vérifié sur la capture d'archive du 8 septembre 2026. https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/menopause/perimenopause-premenopause-symptomes-et-contraception
- Trémollieres F, Chabbert-Buffet N, Plu-Bureau G, et al. (CNGOF/GEMVi). Recommandations pour la pratique clinique : Les femmes ménopausées — Texte court. Gynécologie Obstétrique Fertilité & Sénologie, 2021;49(5):305–317 — Recommandation de société savante française. https://cngof.fr/app/uploads/2025/11/Menopause202021-RPC.pdf
- Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) / Base de données publique des médicaments. MIRENA 52 mg (20 microgrammes/24 heures), dispositif intra-utérin — Résumé des caractéristiques du produit, autorisation du 21 juillet 1995 — Source réglementaire française. https://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/affichageDoc.php?specid=66349230&typedoc=R
- Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) / Base de données publique des médicaments. DONASERT 52 mg (20 microgrammes/24 heures), dispositif intra-utérin — Résumé des caractéristiques du produit, autorisation du 20 juin 2018 — Source réglementaire française. https://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/affichageDoc.php?specid=69311110&typedoc=R
- Manuels MSD, édition grand public. Ménopause — Référence clinique en français, dernière mise à jour février 2026. https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/probl%C3%A8mes-de-sant%C3%A9-de-la-femme/m%C3%A9nopause/m%C3%A9nopause
- Manuels MSD, édition professionnelle. Ménopause — Référence clinique en français. https://www.msdmanuals.com/fr/professional/gyn%C3%A9cologie-et-obst%C3%A9trique/m%C3%A9nopause/m%C3%A9nopause
- GEMVi. Fiche d'information aux patientes sur la prise en charge de la ménopause — Groupe d'étude sur la ménopause et le vieillissement hormonal. Citée ici pour une absence : le document ne traite pas de contraception. https://gemvi.org/wp-content/uploads/2022/06/fiche-info-patiente-menopause-THM.pdf
- Faculty of Sexual & Reproductive Healthcare (FSRH). Contraception for Women Aged Over 40 Years — Recommandation britannique d'août 2017, amendée en mai 2025, citée comme telle. Les traductions entre guillemets sont les nôtres. https://www.cosrh.org/Common/Uploaded%20files/documents/fsrh-guideline-contraception-for-women-aged-over-40-years.pdf
- Agence européenne des médicaments (EMA). Lynkuet (élinzanétant) — Page EPAR, autorisation de mise sur le marché délivrée le 17 novembre 2025 — Agence de l'Union européenne. https://www.ema.europa.eu/en/medicines/human/EPAR/lynkuet
- Agence européenne des médicaments (EMA). Lynkuet — Résumé des caractéristiques du produit, version française — Source réglementaire européenne. https://www.ema.europa.eu/fr/documents/product-information/lynkuet-epar-product-information_fr.pdf
Toutes les sources ont été consultées le 6 octobre 2026.




