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Millepertuis et interactions médicamenteuses : ce qu'il faut savoir

Le millepertuis peut réduire l'efficacité de la pilule, des anticoagulants et d'autres traitements. Voici ce que montrent les données scientifiques.

Herboriste agréée (AHG)

Millepertuis et interactions médicamenteuses : ce qu'il faut savoir
The Wellness Voyage

Si vous prenez un médicament sur ordonnance et envisagez de prendre du millepertuis, la liste des interactions mérite une attention particulière, plus que pour la plupart des plantes médicinales. En cause : le millepertuis n'ajoute pas seulement ses propres effets, il active des enzymes hépatiques qui accélèrent l'élimination de nombreux médicaments, réduisant silencieusement leur concentration dans le sang en dessous du seuil nécessaire pour agir. Ce guide commence par ce qui compte le plus dans l'immédiat, les interactions médicamenteuses, avant d'aborder la question de son efficacité contre la dépression.

Pourquoi c'est important de le savoir avant d'en prendre

Ce guide relève de la sensibilisation à la sécurité, pas d'un mode d'emploi du millepertuis. Rien ici ne constitue un avis médical personnalisé, et rien ici ne doit être interprété comme une autorisation à démarrer, arrêter ou remplacer un traitement prescrit : cette décision appartient à vous et à votre médecin. L'objectif est de rendre cette conversation éclairée, en nommant précisément les classes de médicaments concernées par un risque d'interaction réel et documenté avec le millepertuis.

Les interactions médicamenteuses à connaître

Vue d'ensemble :

Classe de médicamentCe qui se passeNiveau de preuve
Pilule contraceptiveBaisse des concentrations de l'hormone contraceptive ; saignements, échec contraceptif rapportésRCP ANSM + données de pharmacovigilance
Anticoagulants (warfarine et autres)Baisse des concentrations du médicament, effet anticoagulant affaibliRCP ANSM ; cas documentés
Autres antidépresseursRisque de syndrome sérotoninergiqueRCP ANSM ; mise en garde mécanistique
Ciclosporine et autres immunosuppresseursBaisse des concentrations sanguines ; rejets de greffe rapportésCas publiés (patients greffés)
DigoxineBaisse de l'absorption et des taux sanguins de digoxineEssai contrôlé randomisé
Antirétroviraux (VIH) et certains anticancéreuxBaisse marquée des concentrations du traitementÉtude pharmacocinétique contrôlée
AntiépileptiquesBaisse des concentrations, risque de criseMise en garde mécanistique (RCP ANSM)

Ce tableau résume les sections détaillées ci-dessous.

La pilule contraceptive

Le résumé des caractéristiques du produit (RCP) d'un médicament à base de millepertuis, publié par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), est explicite : « Diminution des concentrations plasmatiques du contraceptif hormonal, en raison de l'effet inducteur enzymatique du millepertuis, avec risque de baisse d'efficacité, voire d'annulation de l'effet » (RCP ANSM, R0325056). Une revue de pharmacologie publiée en 2020 documente ce mécanisme jusque dans ses conséquences cliniques, avec des cas de saignements intermenstruels rapportés dans la littérature (Nicolussi et al., 2020). Si vous utilisez une contraception hormonale (pilule, patch, anneau), demandez à votre médecin ou votre pharmacien si une méthode de complément (préservatif) est nécessaire le temps du traitement.

Les anticoagulants

Le même mécanisme d'induction enzymatique touche les antivitamines K comme la warfarine. La RCP officielle est là aussi directe : « Diminution des concentrations plasmatiques de l'antivitamine K, en raison de l'effet inducteur enzymatique du millepertuis » (RCP ANSM, R0325056), ce qui peut affaiblir l'effet anticoagulant et augmenter le risque de caillot. Toute personne sous anticoagulant devrait signaler une prise de millepertuis à son médecin ; un contrôle biologique plus rapproché est la réponse habituelle, pas l'arrêt du traitement de sa propre initiative.

Les antidépresseurs et le risque de syndrome sérotoninergique

Le millepertuis agit lui-même sur l'activité sérotoninergique, ce qui explique en partie son efficacité contre la dépression légère, et en partie pourquoi l'associer à un autre médicament sérotoninergique n'est pas un détail. Les RCP officielles mentionnent un « risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique » en cas d'association avec des antidépresseurs de type ISRS, IMAO ou apparentés (RCP ANSM, R0068935), une réaction qui peut se manifester par une agitation, une accélération du rythme cardiaque, une hypertension, des tremblements musculaires et, dans les formes sévères, de la fièvre. Cette association ne doit jamais être tentée sans l'avis de votre prescripteur, et ne justifie pas d'arrêter un antidépresseur prescrit de sa propre initiative pour le remplacer par la plante.

Les immunosuppresseurs

C'est l'interaction aux conséquences documentées les plus graves de cette liste. La RCP officielle est catégorique : la ciclosporine fait partie des médicaments pour lesquels on observe une « diminution des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur, en raison de l'effet inducteur enzymatique du millepertuis » (RCP ANSM, R0325056), et une seconde RCP classe la ciclosporine, le tacrolimus et le sirolimus en contre-indication formelle (RCP ANSM, R0068935). Cette prudence réglementaire fait écho à des cas publiés de rejet aigu de greffe chez des patients transplantés cardiaques ou rénaux, avec des concentrations de ciclosporine tombées sous le seuil thérapeutique et normalisées seulement après l'arrêt du millepertuis (Nicolussi et al., 2020). Toute personne sous immunosuppresseur, greffée ou traitée pour une maladie auto-immune, ne devrait envisager le millepertuis qu'avec l'accord explicite de son équipe médicale.

La digoxine

La RCP officielle indique une « diminution de la digoxinémie, en raison de l'effet inducteur enzymatique du millepertuis, avec risque de baisse d'efficacité » (RCP ANSM, R0325056). Un essai contrôlé randomisé chez des volontaires sains a confirmé ce mécanisme : dix jours de traitement par un extrait standardisé de millepertuis ont réduit de façon significative l'absorption et les taux sanguins de digoxine, vraisemblablement via l'induction d'une protéine de transport, la glycoprotéine P (Johne et al., Clinical Pharmacology & Therapeutics, 1999). La digoxine ayant une marge thérapeutique étroite, ce n'est pas un détail : votre médecin doit être informé de tout ajout ou arrêt de millepertuis pour ajuster la surveillance.

Les traitements contre le VIH et certains anticancéreux

C'est l'interaction la mieux démontrée par une étude contrôlée, et non par de simples signalements isolés. Une étude américaine a suivi des volontaires sains recevant l'indinavir (un antirétroviral) avant et pendant deux semaines de traitement par millepertuis, et a mesuré une baisse moyenne de 57 % de l'exposition totale au médicament et de 81 % de sa concentration résiduelle avant la prise suivante (Piscitelli et al., The Lancet, 2000). Une baisse de cette ampleur peut permettre au virus de se répliquer malgré le traitement et favoriser une résistance, ce qui explique pourquoi les auteurs ont qualifié ce résultat de cliniquement significatif. Les RCP officielles étendent la même mise en garde aux inhibiteurs de protéase en général et à certains anticancéreux comme l'irinotécan, avec un « risque d'échec du traitement cytotoxique » explicitement mentionné (RCP ANSM, R0325056). Toute personne en traitement contre le VIH ou en chimiothérapie ne devrait ajouter aucune plante médicinale sans l'accord explicite de son équipe soignante.

Les antiépileptiques

Les RCP officielles signalent également un « risque de diminution des concentrations plasmatiques et de l'efficacité de l'anticonvulsivant » avec les antiépileptiques (RCP ANSM, R0068935), via le même mécanisme d'induction enzymatique que pour les autres classes de cette liste. Faire chuter la concentration sanguine d'un traitement antiépileptique sous son seuil efficace est précisément le mécanisme par lequel des crises peuvent réapparaître chez une personne dont l'épilepsie était pourtant stabilisée : une raison suffisante pour en parler à son neurologue avant d'essayer le millepertuis, plutôt que de le considérer comme un complément anodin.

Illustration radiale d'une gélule de médicament centrale reliée à sept petites icônes représentant la pilule contraceptive, les anticoagulants, les antidépresseurs, les immunosuppresseurs, la digoxine, les traitements contre le VIH et les anticancéreux, et les antiépileptiques

Comment ces interactions se produisent

La quasi-totalité de ce profil d'interactions s'explique par un seul composé : l'hyperforine. Elle active un récepteur cellulaire, le récepteur X des prégnanes (PXR), qui déclenche à son tour la production de plusieurs enzymes hépatiques (notamment le CYP3A4) ainsi que d'une protéine de transport, la glycoprotéine P, qui expulse certains médicaments hors des cellules avant qu'ils ne soient pleinement absorbés (Nicolussi et al., 2020). Le résultat est le même pour des médicaments par ailleurs très différents : l'organisme les élimine plus vite que la normale, ce qui laisse moins de principe actif disponible pour agir.

Un point pratique mérite d'être connu : tous les produits à base de millepertuis ne présentent pas le même risque. Une revue de 2020 a montré que les interactions cliniquement significatives concernaient systématiquement des produits riches en hyperforine, alors qu'aucune interaction cliniquement pertinente n'a été rapportée avec des produits à faible teneur en hyperforine ; les autorités européennes ont conclu qu'un apport quotidien d'environ 1 mg d'hyperforine ou moins ne devrait pas provoquer d'interaction cliniquement significative (Nicolussi et al., 2020). Dans la pratique, la teneur en hyperforine n'est pas toujours facile à identifier sur une étiquette, ce qui est une raison de plus de signaler la prise de millepertuis à un professionnel de santé plutôt que de supposer qu'un produit donné est « sans danger ».

Il est également utile de savoir que l'effet ne s'arrête pas dès la dernière prise. Une étude pharmacocinétique a mesuré le temps nécessaire pour que l'activité du CYP3A, induite par deux semaines de millepertuis, revienne à son niveau initial après l'arrêt, et a observé un retour proche de la normale environ sept jours plus tard (Imai et al., British Journal of Clinical Pharmacology, 2008). Autrement dit, débuter un nouveau traitement à risque d'interaction juste après avoir arrêté le millepertuis, ou reprendre la plante peu après un ajustement de dose, reste une période à risque.

Le millepertuis est-il efficace contre la dépression ?

Ce n'est pas la question par laquelle cet article commence, mais elle mérite une réponse honnête, et les preuves sont ici plus solides que pour la plupart des plantes vendues pour l'humeur. Une revue systématique Cochrane, méthode rigoureuse et indépendante utilisée pour évaluer aussi les médicaments conventionnels, a regroupé 29 essais portant sur 5 489 patients et a montré une efficacité supérieure au placebo, ainsi qu'une efficacité comparable à celle des antidépresseurs de référence (tricycliques comme ISRS), avec moins d'arrêts de traitement liés aux effets secondaires (Linde et al., Cochrane Database of Systematic Reviews, 2008).

Deux réserves honnêtes s'imposent. D'abord, la revue elle-même signale que les essais menés dans des pays germanophones ont eu tendance à rapporter des résultats plus favorables qu'ailleurs, ce qui peut refléter de réelles différences de qualité méthodologique ou de standardisation des produits, un point à connaître plutôt qu'à ignorer. Ensuite, et c'est le plus concret pour un usage réel : les données concernent la dépression légère à modérée spécifiquement ; l'efficacité pour une dépression sévère reste incertaine, et la plupart des essais n'ont suivi les patients que sur une douzaine de semaines, ce qui laisse une réelle incertitude sur un usage prolongé.

Qui ne devrait pas prendre de millepertuis

Sur la base des éléments ci-dessus, certaines situations appellent la prudence plutôt qu'un essai spontané :

  • Toute personne sous l'un des traitements mentionnés plus haut — pilule contraceptive, anticoagulant, autre antidépresseur, immunosuppresseur, digoxine, traitement du VIH, anticancéreux ou antiépileptique — sans l'accord explicite de son médecin.
  • Toute personne souffrant de dépression sévère, ou avec des pensées suicidaires. Les preuves concernent la dépression légère à modérée ; une dépression sévère nécessite une évaluation médicale, pas un choix d'automédication.
  • Toute personne qui change récemment de traitement ou de posologie, puisque l'effet inducteur enzymatique persiste environ une semaine après l'arrêt du millepertuis : le moment compte, pas seulement la prise en cours.
  • Les femmes enceintes ou allaitantes. Les RCP officielles déconseillent le millepertuis pendant la grossesse, quel qu'en soit le terme, et chez la femme en âge de procréer sans contraception.
  • Toute personne s'exposant longuement au soleil, en cas de prise à forte dose ou d'usage topique prolongé, en raison du risque documenté de réaction cutanée après exposition solaire.

Comment en parler à votre médecin ou pharmacien

Cela ne signifie pas que le millepertuis est dangereux en soi : le risque concerne des associations médicamenteuses précises, pas la plante isolément. Quelques réflexes pratiques couvrent l'essentiel :

  1. Signalez systématiquement à votre médecin ou votre pharmacien une prise, même envisagée, de millepertuis — en particulier en cas de contraception hormonale, d'anticoagulant, d'autre antidépresseur, d'immunosuppresseur, de digoxine, de traitement du VIH, d'anticancéreux ou d'antiépileptique.
  2. N'arrêtez pas un traitement prescrit pour le remplacer par du millepertuis, et n'arrêtez pas le millepertuis brutalement sans l'avis de votre prescripteur si vous prenez un médicament concerné : chaque changement peut modifier les concentrations sanguines.
  3. Pour un traitement à marge thérapeutique étroite (digoxine, antivitamine K, immunosuppresseur), demandez si une surveillance biologique renforcée est justifiée pendant la prise conjointe.
  4. Surveillez l'apparition de symptômes nouveaux — agitation, accélération du rythme cardiaque, saignements inhabituels, ou réapparition de symptômes auparavant contrôlés — dans les semaines suivant l'ajout ou l'arrêt du millepertuis.
  5. En cas de symptôme nouveau ou inquiétant, contactez votre médecin plutôt que d'attendre.

Le millepertuis n'est pas la seule plante à vérifier au regard de vos traitements — découvrez comment se comparent les interactions médicamenteuses de l'ashwagandha, ou consultez notre guide sur la façon dont nous évaluons les preuves scientifiques des plantes.

Questions fréquentes (FAQ)

Le millepertuis interagit-il avec la pilule contraceptive ? Oui. Le RCP d'un médicament à base de millepertuis, publié par l'ANSM, mentionne explicitement une diminution des concentrations plasmatiques du contraceptif hormonal, avec un risque de baisse d'efficacité, voire d'annulation de l'effet (RCP ANSM). Des saignements intermenstruels et des grossesses non désirées ont été rapportés (Nicolussi et al., 2020). Parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien, qui pourra recommander une contraception de complément.

Peut-on prendre du millepertuis avec un antidépresseur ? Cette association ne doit pas être décidée seul. Le millepertuis agit lui-même sur la sérotonine, et sa combinaison avec un antidépresseur de type ISRS ou IRSN peut favoriser un syndrome sérotoninergique, une réaction potentiellement grave (RCP ANSM). Ne combinez jamais du millepertuis avec un antidépresseur sans l'avis de votre médecin.

Le millepertuis interagit-il avec les anticoagulants comme la warfarine ? Oui. Les RCP officielles mentionnent une diminution des concentrations plasmatiques de l'antivitamine K, en raison de l'effet inducteur enzymatique de la plante, ce qui peut affaiblir l'effet anticoagulant (RCP ANSM). Une surveillance biologique plus rapprochée est recommandée en cas de prise conjointe.

Le millepertuis est-il sûr à prendre avec d'autres médicaments ? Non, pas de façon générale. Le millepertuis induit plusieurs enzymes hépatiques qui accélèrent l'élimination d'un grand nombre de médicaments (Nicolussi et al., 2020). Signalez systématiquement sa prise à votre médecin ou votre pharmacien, plutôt que de supposer qu'un produit en vente libre est sans risque.

Combien de temps durent les effets du millepertuis sur le métabolisme après l'arrêt ? Environ une semaine, selon une étude pharmacocinétique chez l'humain, qui a mesuré le retour à la normale d'une enzyme hépatique (le CYP3A) induite par le millepertuis (Imai et al., 2008). Le risque d'interaction ne disparaît donc pas immédiatement à l'arrêt.

Le millepertuis est-il efficace contre la dépression légère à modérée ? Les données sont plutôt solides sur ce point précis. Une revue systématique Cochrane portant sur 29 essais a montré une efficacité supérieure au placebo et comparable à celle des antidépresseurs de référence (Linde et al., 2008). Les preuves sont beaucoup plus limitées pour la dépression sévère ou au-delà d'environ 12 semaines.

Le millepertuis nécessite-t-il une ordonnance en France ? Non, dans la grande majorité des cas. Les RCP officielles consultées auprès de l'ANSM indiquent qu'il s'agit de médicaments non soumis à prescription médicale ; il se vend aussi comme complément alimentaire (RCP ANSM). Cela ne dispense pas de l'avis d'un professionnel de santé en cas d'autre traitement en cours.

Le millepertuis peut-il provoquer une réaction cutanée au soleil ? Oui, un risque réel bien que peu fréquent aux doses habituelles. Les RCP officielles signalent des réactions cutanées de type coup de soleil chez les personnes à peau claire après une exposition prolongée au soleil, un effet lié à l'hypéricine, un composé photosensibilisant de la plante (RCP ANSM).

Comment ce guide a été réalisé : recherché, rédigé et vérifié par l'équipe éditoriale de The Wellness Voyage, avec chaque affirmation de santé appuyée par une source citable — autorités de santé reconnues et études évaluées par des pairs, citées tout au long du texte et listées ci-dessous. Nous vérifions et mettons à jour cet article périodiquement à mesure que les données évoluent ; la date de dernière révision figure avec cet article. Il est rédigé à titre informatif, non pour remplacer l'avis personnalisé d'un professionnel de santé qualifié.

Avertissement médical : Cet article est fourni à titre informatif uniquement. Consultez toujours un professionnel de santé qualifié avant de modifier votre traitement.

Sources

  1. Résumé des caractéristiques du produit (RCP), médicament à base de millepertuis (extrait sec hydroalcoolique, 300 mg), base de données publique des médicaments, ANSM. https://agence-prd.ansm.sante.fr/php/ecodex/rcp/R0325056.htm
  2. Résumé des caractéristiques du produit (RCP), Arkogélules Millepertuis 175 mg, ANSM. https://agence-prd.ansm.sante.fr/php/ecodex/rcp/R0068935.htm
  3. National Center for Complementary and Integrative Health (NCCIH). St. John's Wort. https://www.nccih.nih.gov/health/st-johns-wort
  4. Agence européenne des médicaments (EMA). Hyperici herba — monographie européenne finale, révision 1. https://www.ema.europa.eu/en/medicines/herbal/hyperici-herba-0
  5. Linde K, Berner MM, Kriston L. St John's wort for major depression. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2008, Issue 4, CD000448. https://doi.org/10.1002/14651858.CD000448.pub3
  6. Nicolussi S, Drewe J, Butterweck V, Meyer zu Schwabedissen HE. Clinical relevance of St John's wort drug interactions revisited. British Journal of Pharmacology, 2020;177(6):1212–1226 — PMC. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC7056460/
  7. Piscitelli SC, Burstein AH, Chaitt D, Alfaro RM, Falloon J. Indinavir concentrations and St John's wort. The Lancet, 2000;355(9203):547–548 — PubMed. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/10683007/
  8. Johne A, Brockmöller J, Bauer S, Maurer A, Langheinrich M, Roots I. Pharmacokinetic interaction of digoxin with an herbal extract from St John's wort (Hypericum perforatum). Clinical Pharmacology & Therapeutics, 1999;66(4):338–345 — PubMed. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/10546917/
  9. Imai H, Kotegawa T, Tsutsumi K, et al. The recovery time-course of CYP3A after induction by St John's wort administration. British Journal of Clinical Pharmacology, 2008;65(5):701–707 — PubMed. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/18294328/

Sources consultées le 12 septembre 2026.

Emily Johnson

Emily Johnson, MSc, RH (AHG)

Herboriste agréée (AHG)

Une herboriste agréée qui vérifie le mécanisme derrière chaque mise en garde d'interaction, pas seulement la mise en garde elle-même.